Enquête de sécurité du transport aérien A13H0002

Mise à jour : Le BST a terminé cette enquête. Le rapport a été publié le 7 décembre 2015.

Table des matières

Collision avec un plan d’eau

Gouvernement du Canada, ministère des Transports
MBB BO 105 S CDN-BS-4 (hélicoptère) C-GCFU
Détroit de M’Clure (Territoires du Nord-Ouest)

Voir le rapport final

L'événement

Le , à 16 h 38, heure avancée des Rocheuses (HAR), l'hélicoptère Messerschmitt-Bölkow-Blohm BO 105 S CDN-BS-4 de la Garde côtière canadienne (immatriculé C-GCFU, numéro de série S 727) exploité par le ministère des Transports du Gouvernement du Canada et portant l'indicatif d'appel CCG364, a décollé du pont du navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Amundsen avec 1 pilote, le capitaine du navire et 1 scientifique à bord pour effectuer une mission mixte de mesure de l'épaisseur de la glace et de reconnaissance dans le détroit de M'Clure (Territoires du Nord-Ouest).

À 17 h 38, le CCG364 a informé le NGCC Amundsen qu'il prévoyait arriver dans 10 minutes. Comme l'hélicoptère n'était toujours pas de retour à 18 h 5, on a vérifié sa position au moyen du système de suivi des vols, qui indiquait que l'hélicoptère se trouvait à 3,2 milles marins du navire. Dès 18 h 18, l'équipage du NGCC Amundsen a tenté à plusieurs reprises de communiquer par radio avec le pilote, mais sans succès. À 18 h 24, le navire a fait route vers la dernière position de l'hélicoptère indiquée par le système de suivi des vols. À 18 h 47, on a trouvé des débris. L'embarcation rapide de sauvetage du navire a été mise à l'eau pour tirer les 3 occupants des eaux; aucun d'entre eux n'a survécu. L'hélicoptère a coulé par 458 m d'eau. L'accident est survenu en plein jour. Le système satellite n'a reçu aucun signal de l'émetteur de localisation d'urgence de 406 MHz.

Ressources pour les médias

Communiqués

2013-09-26

Une équipe récupère l'hélicoptère de la Garde côtière canadienne dans l'océan Arctique
Lire le communiqué

2013-09-24

Une équipe repère l'épave submergée de l'hélicoptère de la Garde côtière canadienne dans l'Arctique
Lire le communiqué

2013-09-18

Garde côtière canadienne mènera les opérations de recherche et de récupération de son hélicoptère avec ArcticNet en appui à l'enquête du BST dans l'Arctique
Lire le communiqué de presse

Avis de déploiement

2013-09-18

Le BST a ouvert une enquête sur un accident mettant en cause un hélicoptère de la Garde côtière canadienne dans le détroit de M'Clure, au nord de l’île Banks (Territoires du Nord-Ouest)

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête sur un accident mettant en cause un hélicoptère de la Garde côtière canadienne (GCC). L’hélicoptère de la GCC, exploité par Transports Canada, a décollé du navire Amundsen de la GCC et s’est écrasé dans le détroit M'Clure, au large de l’île Banks (Territoires du Nord-Ouest). Le BST recueille des informations et dépêchera une équipe sur les lieux.

Vidéos

2013-09-25

Le véhicule téléguidé d'ArcticNet repère l'hélicoptère submergé de la Garde côtière canadienne


Informations d'enquête

Carte de la région


Enquêteur désigné

Photo de Jean-Marc Ledoux

Jean-Marc Ledoux possède 35 ans d'expérience en aviation civile. En avril 1999, il s'est joint à l'équipe de la Direction des enquêtes (Air) du Bureau de la sécurité des transports (BST) à Dorval (Québec) à titre d'enquêteur. Depuis 2003, il occupe le poste de gestionnaire régional du Québec. Il a été assigné comme enquêteur désigné dans plusieurs enquêtes aéronautiques.

Au cours de sa carrière, M. Ledoux a travaillé en tant que pilote de ligne au service de différents transporteurs aériens canadiens. Il totalise plus de 15 000 heures de vol effectuées un peu partout à travers le monde. Il a piloté divers types d'aéronefs, des petits aéronefs d'entraînement aux avions de transport régional, pour enfin piloter des grands avions à réaction comme le DC8, le L1011, le B747 et l'Airbus 310. Il est également titulaire d'une licence de pilote hélicoptère. Avant de se joindre au BST, M. Ledoux a travaillé à Transports Canada à titre d'inspecteur à l'application de la loi.

Depuis qu'il s'est joint au BST, M. Ledoux a participé à plusieurs enquêtes du BST et a aussi assisté divers organismes d'enquête étrangers dans leurs enquêtes sur des accidents survenus à l'étranger. M. Ledoux est également membre de l'équipe du Programme universel d'audits de la supervision de la sécurité (USOAP) de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).


Photos


  Voir des images en haute résolution sur la page Flickr du BST.

Catégorie de l’enquête

Ceci est une enquête de catégorie 3. Ces enquêtes sont des études d’un petit nombre de problèmes de sécurité et sont parfois accompagnées de recommandations. Les enquêtes de catégorie 3 se concluent généralement en 450 jours. Pour de plus amples renseignements, consultez la Politique de classification des événements.

Processus d'enquête du BST

Une enquête du BST se déroule en 3 étapes :

  1. L'étape du travail sur le terrain : une équipe d'enquêteurs examine le lieu de l'événement et l'épave, interviewe les témoins et recueille toute l'information pertinente.
  2. L'étape d'examen et d'analyse : le BST examine toute la documentation liée au dossier, effectue des tests en laboratoire sur des composantes de l'épave, établit la chronologie des événements et identifie toute lacune en matière de sécurité. Lorsque le BST soupçonne ou constate des lacunes en matière de sécurité, il en informe sans tarder les organismes concernés sans attendre la parution du rapport final.
  3. L'étape de production du rapport : une version confidentielle du rapport est approuvée par le Bureau et envoyée aux personnes et organismes qui sont directement touchés par le rapport. Ceux-ci ont l'occasion de contester ou de corriger l'information qu'ils jugent erronée. Le Bureau tient compte de toutes les observations fournies avant d'approuver la version définitive du rapport, qui est ensuite publiée.

Vous trouverez de plus amples détails à la page sur le Déroulement des enquêtes.

Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements de transport aérien, ferroviaire, maritime et pipelinier. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n'est pas habilité à attribuer ni à déterminer les responsabilités civiles ou pénales.

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