Enregistreurs vidéo ou de la parole à bord

Aucune disposition n'exige la présence d'enregistreurs vidéo ou de la parole à bord des locomotives.

Inscrit à la liste de surveillance le 14 juin 2012

Contexte

Les données objectives sont extrêmement utiles pour les enquêteurs afin de comprendre la séquence des événements menant à un accident et de cerner les problèmes opérationnels ainsi que les facteurs humains, y compris le rendement de l’équipe. Les enregistreurs vidéo ou de la parole permettraient aux enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) de confirmer la nature des communications de l’équipe ainsi que la dynamique de ses actions et interactions. De plus, grâce à cette information, les enquêteurs d’accidents pourraient éliminer les facteurs extérieurs qui n’ont joué aucun rôle dans l’accident. La technologie est omniprésente dans le domaine de l’information enregistrée; d’ailleurs, l’industrie aéronautique utilise des enregistrements de la parole depuis au moins trois décennies et certains secteurs de l’industrie maritime envisagent de compléter leurs enregistrements de la parole par des enregistrements vidéo.

Un certain nombre d’enquêtes sur des accidents ferroviaires en Amérique du Nord ont mené à des conclusions, à des recommandations et à d’autres communications de sécurité où on a établi que des « facteurs humains » constituaient une condition sous-jacente ou pouvait mener à poser des gestes dangereux. Bon nombre de ces enquêtes auraient profité d’un enregistrement des communications d’équipe immédiatement avant l’accident. Au Canada, les premières indications fournies par des enquêtes comme celle du déraillement d’un train de VIA Rail à Burlington, en Ontario (R12T0038), et les conclusions faites à la suite d’un précédent déraillement d’un train de VIA Rail à Saint-Charles-de-Bellechasse, au Québec (R10Q0011), ont permis de conclure que des enregistrements des interactions de l’équipe auraient été utiles. Aux États-Unis, les enquêtes d’accidents menées par le National Transportation Safety Board, comme celles sur Silver Spring (Maryland), Anding (Mississippi) et Chatsworth (Californie) recommandaient l’installation, dans les locomotives, d’enregistreurs de la parole, d’enregistreurs vidéo et d’enregistreurs vidéo orientés vers l’avant.

Certaines compagnies ferroviaires canadiennes ont déjà installé des enregistreurs vidéo orientés vers l’avant sur leurs locomotives, mais les progrès quant à l’utilisation plus répandue d’enregistreurs de la parole ou d’enregistreurs vidéo dans les cabines de locomotives tardent à se faire sentir.

Solution

L'industrie ferroviaire devrait veiller à ce que les communications dans les cabines de locomotive soient enregistrées.


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